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Salih Bolat


Bu vakitlerde

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bu vakitlerde bir devedikeniyle konuşur güz
gidiyormuş gibi yapar gökyüzü, yanıltır
acının ekmeği için ayrılmış unu.

bir ovayı doğurur sürüdeki atlardan biri
tohumunu geri ister toprak, direnir
batıya gitmekten vazgeçer kentin uzayan gölgesi.

ıslanmış ve şişmiş bir kitap gibi
yükselir kanyonun iki yamacı
bu vakitlerde düşer tuzağa gecenin tilkisi.

denizi bekler kıyıda birkaç martı
liman işçileri, halatlar, gemi iskeleti
bu vakitlerde gelecek ve tuzu öğretecek denizi.

 

 

Gece tanıklığı  2 

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her taş yürümek istiyor, baksana
anımsamak istiyor kül, ateşin başlangıcını
yeşermek istiyor kan, gecenin kollarında
gülmek istiyor ölüler, baksana.

eşilmiş toprak, bulunmuş tohum, küf
kim anlatabilir ki hüznün mesafesini
dağ öyle durmuşsa, bir bildiği olmalı
bir bildiği olmalı, deniz çıldırmışsa
şu yalnızlık, şu aşk, şu ölüm
geceyi deliyor kuşun soluğu, baksana.

 

Gece 

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sesizce iniyor mermer merdivenler
dolunay var minarenin arkasında
tıka basa bulut dolu ağaçlar
ne anlama geldiğini kimse bilmiyor bunun
yol üstünde unutulmuş yolculukların,
ayak seslerini biriktiren çocukların,
gecenin ne anlama geldiğini kimse bilmiyor.
zamana ekliyor kendini
herkes, ağlıyor.

 

Belirsizlikler 

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VII.

Birileri sürekli bastığımız toprağı alıyor. Ve götürüyor başka yere. Ne ayak izimiz kalıyor geride, ne tanıdık bir uzaklık. Özgürlük diyorlar bu ağaç kabuğunun altında ilerleyen karanlığa. Zaferle çıkılmış bir savaştan söz ediliyor. Ama ortada ne suratı dağılmış bir at var, ne de sadağını arayan bir ok. İşte yönler yerli yerinde: Doğu, batı, kuzey, güney.

Dağdan inip gelen gece gibi, bir söylenti dolaşıyor sokaklarda. bizi alıp götüreceklermiş ve bir sessizlik duvarının dibinde, gözlerimiz bağlı….elbette hatırlıyoruz onlara yapılanları: Çırılçıplak soydular, bileklerinden astılar. Acıları o kadar yoğundu ki, duymuyorlardı. Birini öldürmek için seçtiler. küçüktü. Tarih itiraz edebilirdi. ölmek için yaşının gereken büyüklükte olduğunu söylediler kent halkına. Ve öldürdüler.

Kent halkı! Hangi çığlıkla kulağınız sağır oldu? Hangi parlak ışıkla kör oldu gözleriniz? Hangi sözcüklerin keskinliğiyle dilinizi kaybettiniz?

 

 

 

Yabancı 

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ayrılığın ormanından topladığım çalı çırpıyla tutuşturacağım
seninle yaralanmış şafağı
o zaman taşlar dile gelecek ve anlatacak
zamanın nasıl yağmaladığını
şimşekle beslediğimiz fideyi.

bir gün gelirsem, şimdi otlarla kaybolmuş yoldan
anılarla kıpırdayacak eşyalar, eskiden yaşadığım evde
uyuklayan bir köpeğin birden dikilmesi gibi
yabancı bir sesle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A ce moment là  

à ce moment là l’été parle avec un chardon
le  ciel fait mine de partir et elle se méprend
la farine gardée pour le pain de la peine.

une des juments du troupeau met bas dans une plaine
la terre revendique sa graine , elle se rétracte
et l’ombre grandissante des villes renonce à aller vers l’ouest.

pareils à un livre mouillé et gondolé
les deux versants du canyon s’élèvent
à ce moment là tombe dans le piège le renard de la nuit

sur la côte quelques mouettes
des ouvriers du pont, des cordages, le débarcadère, attendent la mer
à ce moment là la mer viendra et  son sel enseignera la mer.

 

 

 

Témoin de la nuit  2    

toute pierre veut marcher, regarde ça
la cendre veut se souvenir, le sang veut
verdir l’amorce de la flamme, dans les bras de la nuit
les morts veulent rire, regarde ça.

la terre creusée, la graine trouvée, le moisi
qui peut donc expliquer l’étendue de son chagrin
si la montagne s’est arrêtée ainsi, elle doit savoir quelque chose
elle doit savoir quelque chose, si la mer s’est déchaînée
cette solitude, cet amour, cette mort
le souffle de l’oiseau crève la nuit, regarde ça.

 

 

La nuit 

elle descend en silence les marches de marbre
derrière le minaret il y a la pleine lune
les arbres sont pleins à craquer de nuages
personne n’en connaît le sens,
des voyageurs oubliés sur la route,
des enfants amassant le bruit des pas,
de la nuit personne ne connaît le sens.
tout le monde s’ajoute
au temps  et pleure.

 

 

Incertitudes

 

VII.

Certaines personnes prennent continuellement la terre que nous foulons. Et ils l’emportent ailleurs. Ne reste ni nos traces de pas ni une distance connue. Ils appellent ça la liberté cette obscurité rampante sous l’écorce de l’arbre. Nous parlons d’une sortie de guerre victorieuse. Mais ici il n’y a ni cheval à la face décomposée, ni flèche à la recherche de son carquois. Voilà les directions sont bien à leur place : l’est, l’ouest, le nord, le sud.

Descendant de la montagne et venant comme la nuit, une rumeur circule dans les rues. Ils vont nous prendre et nous emmener et les yeux bandés au pied d’un mur de silence… bien sûr que nous nous souvenons des choses qu’ils ont subies : mis entièrement nus, ils les ont pendus par les pieds. Les souffrances étaient si nombreuses qu’ils ne les entendaient pas. Ils en ont choisi un pour le tuer. Il était petit. L’histoire pouvait s’y opposer. Ils ont annoncé aux gens de la ville qu’il avait l’âge suffisant pour mourir. Et ils l’ont tué.

Gens de la ville ! A quel cri votre oreille est-elle devenue sourde ? A quelle luminosité vos yeux sont-ils devenus aveugles ? A quels mots coupants avez-vous perdu votre langue ?

 

 

Étrangère   

avec les branches sèches ramassées dans la forêt de la séparation je prendrai
feu avec toi, aurore blessée
alors les pierres commenceront à parler et raconteront
comment le temps pilla
notre plant nourrit avec l’éclair.

par une route à présent perdue sous les herbes, un jour si je reviens
dans la maison où jadis je vécus
les meubles s’immobiliseront avec les souvenirs,
comme un chien sommeillant qui soudain se redresse
à une voix étrangère.

 

Traduction C.Lajus