loading

Metin Cengiz

Ud Sesi 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Dağlarda bir ud sesi derinden
İç geçirir rüzgârda –nar ve kar-
Üstünden sular süzülen kadın
Göğsünde efsaneler gizler kederinden

Mor demetleri tutkulu yüreklerin…

Bu ud sesi, yeni doğan bir zaman nefesi
-Belirsiz tapınağı hayatın, görünmez tapınağı-
Yumuşak ve ağır ritimlerle mavi
Göğsünde gizden şiire doğru elma tadı:
Bir lamba ki yanar sabaha kadar
Işısın diye evler sokaklar

-Sevgili, bu ud sesi…
Sonsuza uzayan gölge tek tesellisi

 

Direniş   

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

“imkansızı dene, eğilme sakın “
derdi babam, “granit bir heykel gibi
dur, mağrur ve vakur
böyle sun kendini susamış tanrılara
başın bulut olsun omuzlarında”

imkansızı denedim, hırsla kamçıladı
şimşekler, acılar demek gövdeyi deşer
dağılır harç, düşer duvarın taşları
gülün yaprakları gibi birer birer
ve devrilir nesnelerin ruhuyla birden

şimdi yakılan bir dağım acılar içinde
genç bağrımda kudurmuş dalgalar
patlıyor gürleyen göklerle
ve öyle alımlı ki ölüm
habire içimdeki filintayı deniyorum

ruhun şad olsun baba
imkansızı deneyeceğim daha
içimde durmadan patlayan filintayla

 

 

Aşk

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Nerede, ne zamandı, unuttum.
Otlar kavruluyordu sıcaktan
ağaçlar eriyordu gölgeleriyle.
Rüzgâr rakısına katmış içiyordu esmeyi.
Ne yaban güllerinin rahiyası
ne şarkısı çekirgelerin.
Yalnız onun sesi vardı kulaklarımda.
Yalnız onun gözleri uzayıp giden bozkırda.
Ufuk onunla kızarıyor, güneş
onun ışıklarıyla oynuyordu tepemizde.
Daha bu yaz görmüştüm kendisini.
Daha bu yaz anlamıştım bir yüreğim olduğunu.
Oysa o başka bir şarkı besteliyordu.
Hayatın onun için yazdığı başka bir şarkıyı.

 

Ölüm binlerce adın var yurdumda  

          

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

ölüm senin türkünü söylemek düştü bize
senin kara kıyıcı görkemli türkünü

dağlar yaşlılar gibi takatsiz artık
büyülü danslarla geziyorsun otların üzerinde
kendi başına buyruk serdengeçti
gibi gidiyorsun şehirden şehire
dağlar yaşlılar gibi takatsiz artık

ölüm binlerce adın var senin
yurdumda, gölgen kurt gibi
soyunur sancıyı, inleterek en hercai
menekşeyi, diz çöken sessizlikte
ölüm binlerce adın var senin

ölüm senin türkünü söylüyorum
senin kara kıyıcı görkemli türkünü
bavullarımızda çürümüş yıllarla
koyulmak yollara düştü bize
göz bebeklerimizde kara büyülü danslarla

 

Suyun İki Yakası      

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Dışarda, sanki iki yakasında suyun
Bir öyküye başlanır ve bitirilir
Garip heykeli kırılır sabahın birden
Balıklar zehirlenir, deniz kokar
Yıkılır terkedilmiş evlerden biri
Arzulanan, saf güzelliğin cevheri
Huzursuzlaşır yürekteki mezarda, gün batarken
Uzakta, köpeğin biri kısar kuyruğunu bacakları arasına
Yol gözeten kadınlar girerler evlerine
Otların arasında yanıp söner ateşböcekleri

-Sevgili, yağmur yağıyor üstümüze
Yırtarak karanlığın gizemli ipeğini

 Le son de l’oud

Dans les montagnes le son d’un oud
Soupire dans le vent- grenade et neige-
La femme sur laquelle de l’eau coule
Cache en son sein des légendes de son chagrin

Bouquets violets de cœurs passionnés…

Ce son de l’oud, c’est le souffle d’un temps nouveau
-temple incertain de la vie, temple invisible-
Il est bleu avec des rythmes doux et lents
Du secret dans sa poitrine vers le poème un goût de pomme :
Une lampe telle qu’elle éclairera jusqu’au matin
Pour que les rues et les maisons s’illuminent

-Chérie, ce son de l’oud…
C’est l’unique consolation de l’ombre qui s’allonge à l’infini

 

Résistance

 

«Tentes l’impossible, ne te soumets surtout pas »
me disait mon père, « comme une sculpture en granit
tiens-toi fière et digne.
Offres-toi ainsi aux dieux assoiffés
que ta tête soit le nuage sur tes épaules. »

J’ai tenté l’impossible, la foudre a fouetté
avec colère, la douleur signifie un corps fendu
un mortier dispersé, les pierres effritées d’un mur
comme les pétales d’une rose, un à un
elle se renverse soudain avec l’âme des choses.

A présent, je suis une montagne brûlée en souffrance
sur mon sein jeune, les vagues enragées
éclatent et les cieux grondent,
la mort est si attrayante que
j’essaie sans relâche la carabine en moi.

Que dieu ait ton âme, papa
avec en moi une carabine tirant à répétition,
je tenterai encore l’impossible

L’amour

J’ai oublié, où et quand.
Les herbes s’enflammaient d’ardeur
les arbres se fondaient avec leurs ombres.
Le vent buvait l’action de souffler avec le raki.
Ni l’arôme des églantines
ni la chanson des sauterelles.
Il y avait seulement sa voix dans mes oreilles.
Il y avait seulement ses yeux dans la steppe qui se prolonge.
L’horizon rougissait avec elle, le soleil
Jouait sur nos têtes avec les lumières d’elle.
Je l’avais vue encore cet été.
J’avais compris encore que moi j’avais un cœur.
Toutefois elle composait une autre chanson.
Une autre chanson que la vie avait écrite pour elle.

ô mort, tu as mille noms dans mon pays

ô mort c’est à nous qu’il incombe de te chanter
ta chanson noire, cruelle et magnifique

les montagnes sont à présent faibles comme des ancêtres
sur l’herbe, tu te promènes avec des danses magiques
seule comme une combattante courageuse
tu vas de ville en ville
les montagnes sont à présent faibles comme des ancêtres

ô mort, tu as mille noms
dans mon pays, ton ombre pareille à un loup
déshabille la douleur, en faisant gémir
la plus inconstante violette, à genoux dans le silence
ô mort, tu as mille noms

ô mort, je chante ta chanson
ta chanson noire, cruelle et magnifique
avec les ans moisis dans nos valises,
nous nous remettons en route
dans nos pupilles, des danses de magie noire

Les deux rives

Dehors, comme sur deux rives
Une histoire commence et se termine
Soudain l’étrange sculpture du matin se brise
Les poissons s’empoisonnent, la mer empeste
Une maison à l’abandon est détruite
La pierre pure de la beauté désirante
S’inquiète dans la tombe du cœur, quand se couche le jour
Au loin, un chien rentre la queue
Les femmes qui guettent la route retournent chez elles
Les vers luisants apparaissent par alternance dans l’herbe

-Chérie, il pleut sur nous
Déchirée  la soie mystérieuse de l’obscurité

Traduit par Metin Cengiz et Gerard Augustin

relu par C.Lajus pour Résistance