loading

Aytekin Karaçoban-2015

Anlık Görüntüler

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Bilenen bıçaktan çıkan kıvılcım demeti, karalama defterinde unutulan bir an, coşkun sözcükler gözesi, işçinin teriyle çeliğe attığı ilmek…
Yüz yıkanan avuç dolusu su, kalem sürçmesiyle tepesi üstü, döne döne düşen uçurtması sözcüklerin, dili koparılsa da rengiyle öten bülbül, kalemlerin karınlarında yatan o bir türlü alınamamış can…
Seni yazmaya nereden başlasam?
*

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Uyanır uyanmaz allığını sürmeye koşturan şafak. Her trenin gelişiyle canlanan gar sevinci. Nar yürek. Kuyruklu yıldız. Artık gözyaşlarına aldırmayan duvar. Suyla sevişen yosun. Dağların diri memelerine yüzünü gömen bulut. Yaban kazlarının sulak yerlerdeki örgüt toplantıları. Kıyıda güneşlenirken denize açılmanın şarkısını söyleyen çakıl taşı. Rüzgarın topraktan alıp dağıttığı bildiriler. Meyveler gibi etine doldurduğu tadını okşamalarda bedene aktaran aşk… Gecenin bu saatinde bulduklarım bunlar. Beğendiğini al, andacım olsun.

bir soygunun öyküsü

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

“Ya malın ya canın!“
Neyim varsa döktüm önüne
Cebimde kaçakçı aşkım vardı
Daha demincek
Çocuklarının beşiklerini sallayan
Limandan oltama takılan
Denizin ıslak kucağı vardı
Asker kaçağı kimliğim
Oğluma ve annesine özlemim vardı
Bir başka köşesinde cebimin
“Ya malın ya canın!“
Esrik bir gün vardı cebimde
Uzun yol yolcusu iki dize
Gönüllü sürgün
O kahrolası yalnızlığım bir de
Hepsini döktüm
Yolumu kesen hırsızın önüne
Zavallı
Çıldırayazdı

in Kavuşma Tadında

Pablo Neruda’yla Söyleşi

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

SORU

Kaç etek giymiş üst üste gül
biliyor mu Caracas güzeli?

YANIT

Bilmez mi
Ondan öğrendi öyle giyinmeyi
Bilmediği bir şey varsa
Gül bayramlarında topuk vurarak
Güzel bacaklarını aça aça dansederken
Öyle utanıyor ki gül
Sapındaki dikenlerden

SORU

Neler öğrendi ağaç topraktan
ki konuşuyor şimdi gökle?

YANIT

Toprak göğün gökçe dilinden aldığı sözcükleri
Evirip çevirir yorumlar kendi bildiğince
Her ağaç istediğini devşirir
Kökleriyle
O yüzden değil mi
Kiminin dili iğne iğne
Kimininki tokat olur iner yüzüne
Kiminkinden bal damlar
Ne gökyüzü düşünmüştür bunu
Ne de toprak
Ortak dillerini yaratırken

 

Images Instantanées

Un bouquet d’étincelles jaillit d’une lame de couteau affûtée. L’instant oublié dans un cahier de brouillon. Une source des paroles passionnelles. Le nœud de sueur qu’un ouvrier fait à l’acier…
Une poignée d’eau pour le visage. Un cerf-volant de mots qui tombe à pic que la plume trébuche. Le rossignol qui chante avec ses couleurs même si sa langue est coupée. L’âme vivante dans le ventre de la plume et que l’on ne peut tuer…
Par où commencer à écrire?
*

L’aube se farde dès son réveil. La joie de la gare à chaque arrivée d’un train.
Le cœur grenade. L’étoile filante. Le mur est désormais indifférent aux larmes. L’algue qui fait l’amour à l’eau. Le nuage qui enfonce son visage dans les seins des montagnes. La réunion d’organisation des canards sauvages dans les lieux irrigués. Le galet qui chante d’aller au large sous le soleil. Les tracts que le vent distribue. L’amour, comme les fruits, qui transfère son goût aux corps dans les caresses… C’est tout ce que j’ai trouvé à cette heure de la nuit. Prends ce qui te plaît, comme cadeau.

une histoire de vol

“La bourse ou la vie!”
J’ai mis devant lui
Tout ce que j’avais dans ma poche
J’avais mon amour contrebandier,
J’avais les bras mouillés de la mer
Balançant les berceaux de ses enfants
Qui, à l’instant même, étaient accrochés à mon hameçon,
J’avais mon identité déserteur,
Et ma nostalgie de mon fils
Dans un autre coin de ma poche
“La bourse ou la vie!”
J’avais une journée ivre dans ma poche,
Deux vers voyageurs au long cours
Et puis ma solitude maudite
exilée volontaire
J’ai tout mis
Devant le voleur qui a barré mon chemin
Le pauvre
Il a failli perdre la tête

in Dans le goût des retrouvailles

Entretien avec Pablo Neruda

QUESTION

Est-ce que la belle de Caracas sait
combien de jupes a mis la rose?

REPONSE

Elle le sait bien entendu
Car c’est par elle qu’elle a appris à s’habiller ainsi
Pourtant la seule chose qu’elle ne sait pas
C’est que la rose a terriblement honte
Des épines sur sa tige
Lorsqu’elle danse en tapant ses talons
et qu’elle montre ses belles jambes
Aux fêtes de roses

QUESTION

Qu’a-t-il appris de la terre
l’arbre qui converse avec le ciel?

REPONSE

La terre transforme, commente à sa guise les mots
Qu’elle emprunte à la langue céleste du ciel
Chaque arbre y pioche avec ses racines ce qu’il veut
Voilà pourquoi les uns ont des langues en aiguille
Les autres comme des mains qui giflent
C’est le miel qui goutte de celles de certains
Ni ciel ni terre n’y avaient pensé
Quand ils créaient leur langue commune.

Traduction par le poète